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dimanche 21 août 2022

Richard Scarry pour tous les jours

 Il y a donc une nouvelle mine pour les livres dans mon supermarché, c'est le rayon Leclerc-Occasions. On y trouve beaucoup de choses mais faut y venir régulièrement. Et ne rien chercher de précis.
Voilà, en autre, que je trouve ce bel album :
365 histoires, un conte pour chaque jour de l'année par K. Jackson et notre si aimé Richard Scarry pour les illustrations. 

Quel plaisir ! L'édition originale est de 1962 mais cet album est de 1975. Comme je ne suis pas un fétichiste des éditions originales (quoique...) je me réjouis surtout de retrouver les dessins de Richard Scarry et la peuplade joyeuse de ses animaux, surtout, surtout les souris et les cochons.
Comme il s'agit de donner à chaque jour de l'année une petite histoire, il est facile de se reporter à celle de son anniversaire. Moi, j'ai le droit à des grenouilles qui s'endorment pour tout l'hiver...C'est parfait.
Avez-vous vu la belle mise en abîmes de la couverture ? Les enfants tiennent dans leur main le livre sur lequel ils sont représentés tenant leur livre dans la main sur lequel....
On notera aussi une allusion à Halloween alors même que cette tradition n'était pas populaire en France à cette époque. L'éditeur français n'a pu que traduire par Mardi-gras.
Il y a aussi beaucoup plus de représentations d'humains dans les pages et les animaux ne sont plus les seules vedettes. Et c'est chouette aussi toute cette population.
Sinon, l'ouvrage permet bien de retrouver toute la joie et le bonheur de cet illustrateur dont nous continuerons de nous régaler ici. Vivement une prochaine rencontre !

365 histoires, un conte pour chaque jour de l'année par K. Jackson et Richard Scarry 
traduction de Élisabeth Gille
éditions des Deux Coqs d'Or
1962, 1975.
2, 49 € chez Leclerc-Occasions



































les quatre saisons par Richard Scarry :







lundi 28 novembre 2011

truculent Richard Scarry

Je connais ses livres depuis l'âge normal pour les découvrir : l'enfance.
Mais ce qui fait les grands illustrateurs c'est bien cette permanence, ce retour sans fin vers les images qui, une fois la jubilation enfantine passée font d'un livre un puits, une plage où il faut venir de temps à autre se rappeler que le dessin est une combinaison de lignes, de points, de plans qui racontent, évoquent des mondes improbables.
Richard Scarry a toujours été une sorte de port, l'un de ces refuges.
Pourtant il s'agit bien de livres pour enfants, sans aucun doute et ils offrent peu de place aux grincements d'un Topor, à la nostalgie créative d'un Steinberg.
Non, Richard Scarry est truculent, du moins ses dessins.
Une joie naïve des détails qui font toujours ce plaisir à y revenir, certains que nous sommes, lecteurs et regardeurs d'en avoir oublié ou d'en découvrir des nouveaux.
Richard Scarry est fantasque.
Alors dès que l'occasion vient de découvrir un nouvel album, je ne m'en prive pas et dois-je l'avouer j'ai bien du mal à les confier à l'aréopage des neveux et des filleuls, gardant sans doute à tort, les plaisirs d'une lecture.
J'aimerais de leur part une totale empathie à Richard Scarry.
Je retrouve immédiatement dès les livres ouverts cette joie à scruter les détails, chercher les petites bestioles cachées et farceuses dans une scène.
Et je me marre !
Alors voici un exemple, avec l'album La ronde joyeuse des métiers, chez Hachette éditeur. Cet exemplaire date de... 1970 ! D'autres viendront.
Et chaque fois que je l'ouvre, je pars à la recherche du vermisseau à bonnet tyrolien !










Voilà une belle manière d'apprendre l'action politique !

Tiens, une pelle à neige en attendant le bras cassé... Pour Duchamp ?



Vous aviez déjà vu un cochon avec un masque à gaz ?



Un ver de terre avec une chaussure amoureux d'un parapluie !