jeudi 5 avril 2007

Fischli et Weiss



Quant on est seul dans un atelier de lithographie et que l’on doit se coltiner le transport d’une pierre lithographique d’environ 60 kilos il faut trouver une solution. Ce n’est pas ma première fois en ce domaine et je sais qu’il va falloir se jouer de la gravitation universelle. Vive le grainage sur la Lune.
D’abord profiter de cette gravitation pour faire descendre la pierre sur une pente douce improvisée avec ce qui traine dans le grand bordel. Deux planches longues calées par une pierre lithographique plus petite et quelques chiffons pour éviter un choc trop dur font l’affaire et forment un Fischli et Weiss du plus bel effet.
On fait glisser doucement et voilà la bête sur le diable. On roule à l’intérieur et là autre problème faire monter la pierre du sol vers la table où elle recevra le dessin. Il ne faut pas compter sur l’aide de la gravitation mais lutter contre...
Mesurer de quelle hauteur je peux avec mes muscles soulever cette pierre. Disons sans problème 8cm. Donc de cette hauteur et parfois un peu plus faire monter cette pierre progressivement de tabouret en tabouret et voilà le tour est joué.
Disons que tout cela est une belle analogie de ce qui se passe pour moi en ce moment.
Je ne dispose plus des bras salvateurs de compagnons d’atelier et le travail est toujours aussi lourd.
Alors, au lieu d’attendre, je prends le partie de me débrouiller. J’y arrive mais bon ce n’est pas aussi bien que les bras de Philippe.
A suivre...

1 commentaire:

manu a dit…

quand on est seul pour transporter une pierre de cette taille on appelle les copains et on leur paye un verre! ;-)