mardi 30 juillet 2019

Nada, nada, nada, I'm popular

Si un artiste cela se mesure au nombre de ventes qu'il effectue alors je suis un artiste raté.
Si un artiste cela se mesure au nombre d'expositions qui lui sont proposées alors je suis un artiste raté.
Si un artiste cela se mesure au nombre d'articles dans les journaux spécialisés ou d'interviews sur les chaÏnes culturelles alors je suis un artiste raté.

Ce qui sauve ce constat (si c'est encore possible) c'est que je travaille (peu).
Souvent je m'interroge sur l'environnement d'un Dürer ou d'un Callot alors qu'ils dessinaient. Lumière, table, température, vue sur le monde... Avaient-ils des chaussons ? Se grattaient-ils les couilles de temps en temps ? Gueulaient-ils contre le monde autour d'eux, chiens, chats, cheval ?
Mon environnement c'est le sous-sol d'une maison Phénix dans un lotissement de Province. Je vois le soleil tourner depuis ce point de l'univers. Le sol de ciment brut m'étonne toujours dans sa qualité d'un gris tendu, ma table en mélaminé imitation bois me fait l'affaire. Parfois le ronron de la machine à laver vient couvrir la radio. Parfois, j'installe des vinyles sur la platine.
J'occupe l'espace sonore.
Le monde tourne autour. Je ne cherche pas à l'enregistrer. Je ne suis pas un artiste de l'actualité.
Dans mes difficultés à faire travailler mon imaginaire, à y trouver encore une raison valable de s'exprimer, je me tasse le dos. Les formes et les idées doivent trouver les outils.
Toujours l'étonnement que cela fonctionne même si parfois le blanc arrive. Pas celui du papier, celui éblouissant d'un vide, d'une incapacité à croire que cette image encore cérébrale devrait naître sur le papier. Savoir passer son tour.
Le mien est bien passé depuis longtemps.
Restera un héritage encombrant, des feuilles volantes de-ci, de-là. Et la tendresse un peu surjouée de ceux qui regarderont ce papier et ces quelques signes de plus dans le monde.
Tout le monde n'est pas David Stuart. Surtout pas moi.
Attention ! Un intrus est plaisamment venu me saluer.
Je suis tombé à nouveau sur ce morceau de Nada Surf que j'adore. Je vous le donne, il est bien à sa place en ce moment, surtout le premier couplet.















































 























































































































































































































































































































































































































































lundi 24 décembre 2018

faire un point G

Tiens !
C'est toujours heureux dans ce projet de passer une lettre et d'en entamer une autre.
Voilà que c'en est fini des F.
Fini des F, j'aime bien.
Voilà que le G arrive.
Le G c'est un oiseau, c'est le plaisir.
C'est les garçons.
Alors je vous laisse regarder ces nouvelles planches. Remarquerez-vous que les dessins gagnent en taille ?
Et comme vous êtes sages, je vous donne aussi une petite ritournelle que j'écoute en boucle, c'est Run Away des magnifiques et énergiques Dead Obies :











mardi 11 septembre 2018

Avec fureur

Une nouvelle aventure puisque...
Elle ne se fera plus en lithographie.
En effet, j'ai décidé pour l'instant d'arrêter de faire des tirages, épuisé un peu par le peu d'intérêts finalement que le procédé et mon travail semblent susciter. Peut-être qu'en supprimant l'une de ses particularités (l'édition) mon travail trouvera plus d'écho. Au cas où la réponse serait négative, je pourrai donc tout doucement tout éteindre.
Tranquillement, dans la nuit blanche d'un papier sans inscription.
Mais pour l'instant, tout redémarre sur de beaux papiers un peu raides qui sont comme des petites planches de coton blanc. J'ai choisi un papier avec un peu de grain, un peu rêche, sévère, qui semble se refuser à la plume. Autre nouveauté : les outils de dessin. Par tradition, j'ai gardé les craies et l'encre à lavis de lithographie mais j'ai opté pour des feutres de différents calibres, tous remplis de véritable encre de Chine. Je veux que mes noirs soient noirs.
Chose qui m'étonne : le format des papiers m'autorise à tourner dans tous les sens mon support, ce que je ne pouvais vraiment pas faire avec mes pierres lithographiques. C'est amusant cette ergonomie du dessin.
Sinon, pour le reste, rien ne change : respect de l'ordre, respect des étymologies, respect des échelles, respect de l'impact de l'imagination, respect de la contrainte de départ.
Purée ! Ça en fait du respect !
Donc voici les trois premières planches, exemplaires uniques donc.
Et pour agrémenter cette visite, je vous glisse cette chanson de Diplo que j'adore, c'est tout moi :































































































































lundi 14 mai 2018

dégagisme en replay

Voici la dernière lithographie aquarellée.
J'ai mis un petit moment, non pas à la finir, mais à me décider à vous la montrer.
Usé.
Aujourd'hui j'apprends que Larousse et le Petit Robert sortent leurs nouveaux mots et ils sont tellement moches ces nouveaux mots que je suis heureux de travailler sur un dictionnaire datant de 1967. Qui peut aimer replay, fiché S ou écriture inclusive, ce dernier étant le plus moche.
Dans les "personnalités"...Édouard Philippe...La chance...Il parait que dégagisme fait aussi son entrée. Faudra voir si ça pousse l'autre.
Je note que lorsque je tape dégagisme, mon ordinateur le souligne de rouge pour m'indiquer une faute d'orthographe tout comme pour aquarellée.